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DE LA VILLE DE PARIS.
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321
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[i 554]
el feist razer le chasteau qui estoit merveilleusement fort; et de là, lira droit à Namur pour chercher l'Empereur qui estoit enfermé en -ung fort et n'en voullut jamais sortir pour combatre.
Quoy voyant par le Roy, passa son armée, et la mena au pays de Henault tousjours gastant le pays; et print et raza le lieu de plaisance de la Royne de
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Hongrye, nommé Baings, et son beau chasteau de C, comme letout est amplement descript en ung livre quc le Roy a faict imprimer : par quoy je me déporté de l'escripre plus au long, mais fault avoir recours à lad. impression qui aura envye d'en savoir d'avantage'2'.
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DCXIV.
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Lettres escriptes de par la Ville à la Royne, dont la teneur ensuyt.
24 juillet 1554. (B fol. 36g r°.)
Madame,
"Nous supplions Nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vie et longue.
"A Paris, le xxuiie jour de Juillet 1554.
nVoz trés humbles et trés obéissans subjectz et serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
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Madame, "Nous envoyons vers vous le sirede nostre Compagnie, present posieurs affaires qui nous importent gil est besoing de vostre provisionporteur que nous vous supplions crmesmes le vous pourra faire mieulxle menu.
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ot en i554, mais elle fut restituée par le traité de Càteau-Cambrésis. Reprise en 1637, elle fut cédée à la France par Ie traité des Pyrénées et démantelée en 1673.
O Le blanc existe en l'original; il faut le remplir par Mariemont; voir à la note suivante.
(2) Le livre auquel le scribe du Registre renvoie est sans aucun doute la plaquette qui porte le litre suivant (que nous reproduisons scrupuleusement) el dont il n'existe que quelques exemplaires : Le voyage du Roy au pays bas de l'Empereur, en Lan 31, d lui i, bre-Juement récite pur lettres missiues que B. de Salignac, gentilhomme François escripuoit du camp du Roy a Monseigneur le Cardinal de Ferrare. A Paris. Chez Charles Estienne Imprimeur du Roy. .u. d. uin. — Nous en extrayons diverses indications qui permettent d'élucider le résumé nécessairement succinct, parfois même incomplet ou inexact, que donne le Registre; ces citations présentent en outre l'avantage d'assigner à nos articles DXC et DCXIII une date fort approximative, et par suite de les ranger dans un ordre rigoureusement chronologique. — Voici les renseignements les plus topiques, tirés des quatre lettres de Bertrand de Salignac et combinés avec les données du Registre.
L'armée était partagea en deux corps; l'un, sous le commandement du Connétable, partit de Rocroy le 19 juin et simula une attaque sur Chimay, tandis que l'autre corps, commandé par le duc de Nevers, se porta dans la direction d'Attigny et -Luxembourg par Mézières. Lo Roi tenait encore son camp au Marchaiz le 26 juin (ci-dessus art. DLXXXVIII); il arriva de sa personne, avec Messieurs de Guise et autres gentilshommes, à Marienbourg le 3o juin (cf. ci-dessus art. DXC); cette ville, sur laquelle voyez la note 3 de la page 3io, avait été assiégée et prise quelques jours auparavant. Le 3 juillet, Henri ll est à Givet, où il signe les lettrés reproduites en notre article DC; il y séjourne jusqu'au 7 juillet. — Ici Bertrand de Salignac donne l'énumération des diverses troupes qui composaient l'armée royale; on y comptait 1,700 hommes d'armes, 2,700 chevau-légers, 7,5oo suisses, 8,ooo lansquenets, un nombre de pistoliers allemands, quelques enseignes écossaises, i4 à i5,ooo français "naturels», enfin 1,200 chevaux d'arrière-ban ella Maison du Roi évaluée à 1,ooo chevaux; l'artillerie comptait 4o bouches à feu; le génie, un bon nombre de pionniers : on voit que c'était à tous égards une force respectable, «une bonne et forte arméen, selon les termes de l'article ci-dessus DXC. —Le 7 juillet, les troupes sortent de Givet et descendent par chaque rive de la Meuse. Le 8, le duc de Nevers assiège Bovines, près Dinant. Le 11, il prend Dinant, où il séjourne une semaine. Le 18, il passe la Sambre à Namur. Puis, ainsi qu'il est dit dans le Registre, une contremarche ramène l'armée au sud-ouest nau pays de Henault-; et ici nous laissons la parole à Bertrand de Salignac, dont le récit vient heureusement en aide à la brièveté et à la lacune de notre texte : "Puis au xxi° du mois, vinsmes camper à l'entour de -Mariemont, maison dn plaisir de la Royne, doariere de Hongrie, seur de l'Empereur, ou le feu fut mis par les coureurs auant l'ar-" ri née du Roy. Ce lieu est près de Beins, ville du domaine de ceste dame : dedans laquelle elle auoit faict bastir ung autre logis "fort somptueux pour sa principalle demeure : duquel touts les estages estoient d'une tres belle grandeur, proportionnée aux reigles -et mesures d'architecture : ce qui le faisoit representer fort magnifique, oultre l'enrichissement de tant de Marbre et Porphire «qu'elle y auoit faict employer, et aussi de la charpenterie et menuiserie proprement ct délicatement marquetée et madrée : Beau-"coup de Medailles antiques, Tableaux et autres singularitoz assemblées de diners Pays : ny ayant en tout le logis Peincture, "Vitres, Ferrures, Pané, ny autres ouvrages qui ne montrassent sortir de tres docte main d'artisan... Les soldats pilleront la ville, "et mirent le feu dedans, qui n'espargna la maison de la Royne». — L'incendie et la destruction de Mariemont eurent lieu le 22 juillet.. Le.23, reprise de la campagne; arrivée à Bavo (Bavay). Le 24, au Quesnoy. Du 27 juillet au 2 août, le quartier royal est assis à Crevecoeur, près Cambray ; le 4 août, à Bapaume; le 5, à Paz-en-Artois; le 6, à Fervan (Frevent); le 8 ct le 9, à Anvain
iv. h 1
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iipmHtni.: AiTioxiLE.
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